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Le Hypertext Markup Language, généralement abrégé HTML, est un langage informatique de balisage conçu pour
écrire les pages Web, et notamment pour créer de l'hypertexte, d'où son nom. HTML permet aussi de structurer
sémantiquement et de mettre en page le contenu des pages, d'inclure des ressources multimédias dont des
images, des formulaires de saisie, et des applets. Il permet de créer des documents interopérables avec des
équipements très variés et de soutenir l'accessibilité du Web. Il est souvent utilisé conjointement avec des
langages de programmation comme JavaScript et les feuilles de style en cascade (CSS). HTML est une
application du Standard Generalized Markup Language (SGML), tandis qu'une évolution appelée XHTML est une
application de l'Extensible Markup Language (XML).
› Dénomination :
L'anglais Hypertext Markup Language est rarement traduit littéralement en langage de balisage d'hypertexte.
On utilise généralement l'abréviation HTML, parfois même en répétant le mot « langage » comme dans
« langage HTML ». Hypertext est parfois écrit HyperText pour marquer le T de l'abréviation HTML.
› Évolution du langage :
Durant la première moitié des années 1990, avant l'apparition des technologies Web comme JavaScript, les feuilles
de style en cascade et le Document Object Model, l'évolution de HTML a dicté l'évolution du World Wide Web.
Depuis 1997 et HTML 4, l'évolution de HTML a fortement ralenti ; 10 ans plus tard, HTML 4 reste utilisé dans les
pages Web.
- 1989 - 1992 : Origine
HTML est une des trois inventions à la base du World Wide Web, avec le Hypertext Transfer Protocol (HTTP) et les
adresses Web. HTML a été inventé pour pouvoir écrire des documents hypertextuels liant les différentes ressources
d'Internet avec des hyperliens. Aujourd'hui, ces documents sont appelés « page Web ». En août 1991, lorsque Tim
Berners-Lee annonce publiquement le Web sur Usenet, il ne cite que le langage SGML, mais donne l'URL d'un
document de suffixe .html. Dans son livre Weaving the Web, Tim Berners-Lee décrit la décision de baser HTML
sur SGML comme étant aussi « diplomatique » que technique : techniquement, il trouvait SGML trop complexe, mais
il voulait attirer la communauté hypertexte qui considérait que SGML était le langage le plus prometteur pour
standardiser le format des documents hypertexte. En outre, SGML était déjà utilisé par son employeur, l'Organisation
européenne pour la recherche nucléaire (CERN).
Les premiers éléments du langage HTML comprennent le titre du document, les hyperliens, la structuration du texte
en titres, sous-titres, listes ou texte brut, et un mécanisme rudimentaire de recherche par index. La description de
HTML est alors assez informelle et principalement définie par le support des divers navigateurs Web contemporains.
Dan Connolly a aidé à faire de HTML une véritable application de SGML.
- 1993 : Apports de NCSA Mosaic
L'état de HTML correspond alors à ce que l'on pourrait appeler HTML 1.0. Il n'existe cependant aucune spécification
portant ce nom, notamment parce que le langage était alors en pleine évolution. Un effort de normalisation était
cependant en cours. À partir de fin 1993, le terme HTML+ sera utilisé pour désigner la version future de HTML.
Malgré l'effort de normalisation ainsi initié, et jusqu'à la fin des années 1990, HTML est principalement défini par les
implémentations des navigateurs.
Avec le navigateur NCSA Mosaic, HTML connaît deux inventions majeures. D'abord l'invention de l'élément IMG
permet d'intégrer des images (dans un premier temps, uniquement des GIF et des XBM) aux pages Web (Mosaic
0.10). Ensuite l'invention des formulaires (Mosaic 2.0pre5) rend le Web interactif en permettant aux visiteurs de saisir
des données dans les pages et de les envoyer au serveur Web. Cette invention permet notamment de passer des
commandes, donc d'utiliser le Web pour faire du commerce électronique.
- 1995 - 1996 : HTML 2.0
En mars 1995, le World Wide Web Consortium (W3C) nouvellement fondé propose le résultat de ses recherches
sur HTML+ : le brouillon HTML 3.0. Il comprend notamment le support des tables, des figures et des expressions
mathématiques. Ce brouillon expire le 28 septembre 1995 sans donner de suites directes. Fin 1995, le RFC 1866
décrivant HTML 2.0 est finalisé. Le principal éditeur est Dan Connolly. Ce document décrit HTML tel qu'il existait avant
juin 1994, donc sans les nombreuses additions de Netscape Navigator.
- 1997 : HTML 3.2. et 4.0
Le 14 janvier, le W3C publie la spécification HTML 3.2. Elle décrit la pratique courante observée début 1996, donc
avec une partie des additions de Netscape Navigator et d'Internet Explorer. Ses plus importantes nouveautés sont la
standardisation des tables et de nombreux éléments de présentation. HTML 3.2 précède de peu HTML 4.0 et contient
des éléments en prévision du support des styles et des scripts.
Le 18 décembre, le W3C publie la spécification HTML 4.0 qui standardise de nombreuses extensions supportant les
styles et les scripts, les cadres (frames) et les objets (inclusion généralisée de contenu). HTML 4.0 apporte
également différentes améliorations pour l'accessibilité des contenus dont principalement la possibilité d'une
séparation plus explicite entre structure et présentation du document, ou le support d'informations supplémentaires
sur certains contenus complexes tels que les formulaires, les tableaux ou les sigles.
La dernière spécification de HTML est la 4.01 datant du 24 décembre 1999. Elle n'apporte que des corrections
mineures à la version 4.0.
- 2000 - 2006 : XHTML
Le développement de HTML en tant qu'application du Standard Generalized Markup Language (SGML) est
officiellement abandonné au profit de XHTML, application de Extensible Markup Language (XML).
Cependant, en 2004, des fabricants de navigateurs Web créent le Web Hypertext Application Technology Working
Group (WHATWG) dans le but, notamment, de relancer le développement du format HTML et de répondre aux
nouveaux besoins sur une base technologique jugée plus aisément implémentable que celle du XHTML 2.0 en cours
de conception. Ceci s'inscrit dans le contexte d'une contestation plus générale du mode de fonctionnement du W3C,
réputé trop fermé par une partie des développeurs et designers Web.
- 2007 à nos jours
En mars 2007, tirant la conséquences des réticences d'une partie de l'industrie et des concepteurs de contenus
Web face à XHTML 2.0, le W3C relance le développement de HTML et crée un nouveau groupe de travail dirigé par
Chris Wilson (Microsoft) et Dan Connolly (W3C).
Il s'agit notamment :
=> de faire évoluer HTML pour décrire la sémantique des documents mais aussi les applications en ligne ;
=> de parvenir à un langage extensible via XML tout en maintenant une version non XML compatible avec les parseurs HTML des navigateurs actuels ;
=> et d'enrichir les interfaces utilisateurs avec des contrôles spécifiques : barres de progrès, menus, champs associés à des types de données spécifiques.
Les travaux du WHATWG ont été formellement adoptés en mai 2007 comme point de départ d'une nouvelle
spécification HTML 5. Ce document n'en est qu'au stade d'Editor's Draft à ce jour (octobre 2007). Le groupe
de travail a avoué avoir pris du retard sur la date de publication originale du premier Working Draft (brouillon de travail),
attendu à l'origine pour juin 2007.
Parmi les principes de conception évoqués par le groupe de travail figurent en particulier :
=> la compatibilité des futures implémentations HTML avec le contenu Web existant, et la possibilité pour d'anciens agents utilisateurs d'exploiter les futurs contenus HTML 5 ;
=> une approche pragmatique, préférant les évolutions aux modifications radicales, et adoptant les technologies ou pratiques déjà largement partagées par les auteurs de contenus actuels ;
=> la priorité donnée, en cas de conflit d'intérêt, aux besoins des utilisateurs sur ceux des auteurs, et par suite, à ceux des auteurs sur les contraintes d'implémentation par les navigateurs ;
=> le compromis entre la richesse sémantique du langage et l'utilité pratique des solutions disponibles pour remplir l'objectif majeur d'indépendance envers le media de restitution.
Le développement de XHTML 2.0 est poursuivi en parallèle, en réponse aux besoins d'autres secteurs du Web, tels que les périphériques mobiles, les applications d’entreprise et les applications serveurs.
› Autres informations :
Wikipédia : Hypertext_Markup_Language
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